LE TUEUR DE JAVA RÉCIDIVE ENCORE
En ce jeudi 13 février 2014, le volcan
Kelud situé sur l’Île de Java est entré en éruption faisant à ce jour 3 morts
et plus de 200 000 personnes évacuées, fuyant la lave s’écoulant du
cratère et le panache de 17 kilomètres de hauteur projetant, gaz, sable,
pierres dont certaines de la grosseur d’un point ainsi que des cendres
volcaniques.
L’historique de ce volcan est éloquent.
Du haut de ses 1731 mètres d’altitude, il est responsable de 15000 morts depuis
le 16ième siècle dont 10 000 en 1568 de notre ère. Certes au
cours des dernières années, avec la technologie et l’évacuation des populations,
le nombre de décès par événement diminue.
Les indonésiens sont habitués avec
l’éruption volcanique ainsi que les tremblements de terre puisque ce pays est
situé sur la ceinture de feu, localisée dans le Pacifique, responsable des nombreux phénomènes
telluriques.
Néanmoins, les dégâts observés suite à
ces éruptions sont considérables. En plus
des 200 000 évacués, les aéroports de la région (Surabaya,
Yogyakarta et Solo) ont dû arrêter leurs opérations pour fins de sécurité, car le tarmac ainsi que les avions étaient
recouverts de cendres.
Par mesure de sécurité, Virgil Air Line
a annulé tous ses vols en provenance d’Australie vers Phuket en Thaïlande,
Denpasar à Bali et les Îles Christmas et Coco. Nous croyons fermement que l’aéroport de Denpasar sera fonctionnel
le 18 février prochain, date de notre départ pour Singapore.
Quant à Quantas autre compagnie aérienne
australienne, elle a retardé ses vols vers Jakarta et modifié ses vols vers
Singapore et Jogjakarta (Indonésie)
jusqu’à samedi le 15 février.
D’autres compagnies aériennes (Singapore
Airlines, Cathy Pacific, et Air Asia ont soit annulé et ou retardé des vols
vers Surabaya à Java, pour prévenir des dommages à leurs avions.
Partout dans la région, c’est l’heure au
nettoyage avec des moyens rudimentaires pour nettoyer ces cendres qui se sont
accumulées jusqu’à 5 cm dans certaines régions. L’armée, les autorités civiles
et la population sont à pied d’œuvre.
À 200 kilomètres du cratère, les
autorités ont fermé le temple Borobudur, qui est le plus grand temple
bouddhiste au monde, lui aussi recouvert de cendres.
Lorsque nous l’avons visité le 22
janvier dernier, les travaux de nettoyage d’incidents volcaniques antérieurs
n’étaient pas encore complètement terminés. Par chance que les indonésiens sont
patients, travaillants et nul doute qu’ils sauront remettre à niveau ce trésor
mondial.
Ici à Sanur sur l’Île de Bali où nous nous trouvons présentement, les effets de ce
volcan se font sentir, puisque depuis deux jours nous avons eu un temps
pluvieux. Ceci serait un phénomène
naturel lors d’événements de la sorte, car la nature a tendance à déclencher
des tempêtes pour protéger la planète des effets nocifs de tels éruptions; selon
une journaliste de CNN.