On nous avait dit que
vendredi allait être la journée culminante de cette fête de la pleine lune
indienne et que c’était au cours de cette journée que les plus grandes
démonstrations allaient se produire.
Ne voulant rien manquer
sur ce rythme religieux, nous avons repris métro et train vers les Grottes de
Batu. Cette fois, les moyens de transport étaient bondés et nous avons dû faire
le trajet debout dans le train nous amenant aux grottes. Arrivé sur le site, le
vertige nous prit et on se questionnait sur comment nous allions faire pour
déambuler dans une aussi grande foule. Passer
à travers les échoppes des marchands dans une vague humaine aussi
importante avait de quoi nous apeurer advenant qu’un incident vienne causer la
panique. Comme nous voulions voir tout, nous nous sommes rendus au pied de
l’escalier de 272 marches menant aux grottes.
Au cours de notre première
journée nous croyons avoir vu quelque chose de fantastique. Ce n’était rien
comparativement à ce que nous allions
voir. Les pèlerins étaient en nombre multipliés par 1000 comparativement à la
première journée. S’ajoutait à cette
ferveur religieuse, d’immenses
banderoles portées par des hommes, avec des attelles ingénieuses pour
supporter le tout, accompagnés d’assistants qui les suivaient avec une chaise
pour qu’ils se reposent à certains
intervalles de la procession. Des joueurs de tambour et d’instruments de
musique accompagnaient les porteurs et les encourageaient lorsque ces derniers
se mettaient à danser et à tourner avec un tel poids.
Après avoir été rassasié
de cette ferveur, nous avons décidé de rebrousser chemin pour revenir chez nous.
La marée humaine n’avait pas diminuée, au contraire elle augmentait puisque ce
festival dure 24 heures. Comme les malais d’origine indienne ne sont pas des
japonais, des détritus s’accumulaient partout sur le site et il fallait faire
attention où on mettait le pied. De
retour à la station du train, une foule dense attendait patiemment devant 3
comptoirs de ventes de billets qui ne suffisaient pas à la tâche. Cela nous
aurait pris trois heures pour accéder au train et nous aurions été fort
probablement obligés de faire le trajet de retour debout pendant 30 minutes.
Devant une telle éventualité, nous avons pris le taxi pour le retour, ce qui
nous obligea à marcher 3 kilomètres au travers d’une foule très dense avant de
trouver un taxi. Heureusement, ici les taxis sont abordables et nous sommes
arrivés confortablement sain et sauf; tout
en se disant que l’expédition valait la peine d’être vue.
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