samedi 18 janvier 2014

GROTTES DE BATU PRISE 2





On nous avait dit que vendredi allait être la journée culminante de cette fête de la pleine lune indienne et que c’était au cours de cette journée que les plus grandes démonstrations allaient se produire.

Ne voulant rien manquer sur ce rythme religieux, nous avons repris métro et train vers les Grottes de Batu. Cette fois, les moyens de transport étaient bondés et nous avons dû faire le trajet debout dans le train nous amenant aux grottes. Arrivé sur le site, le vertige nous prit et on se questionnait sur comment nous allions faire pour déambuler dans une aussi grande foule. Passer  à travers les échoppes des marchands dans une vague humaine aussi importante avait de quoi nous apeurer advenant qu’un incident vienne causer la panique. Comme nous voulions voir tout, nous nous sommes rendus au pied de l’escalier de 272 marches menant aux grottes. 

Au cours de notre première journée nous croyons avoir vu quelque chose de fantastique. Ce n’était rien comparativement à ce  que nous allions voir. Les pèlerins étaient en nombre  multipliés par 1000 comparativement à la première journée.  S’ajoutait à cette ferveur religieuse, d’immenses  banderoles portées par des hommes, avec des attelles ingénieuses pour supporter le tout, accompagnés d’assistants qui les suivaient avec une chaise pour qu’ils se reposent  à certains intervalles de la procession. Des joueurs de tambour et d’instruments de musique accompagnaient les porteurs et les encourageaient lorsque ces derniers se mettaient à danser et à tourner avec un tel poids.

Après avoir été rassasié de cette ferveur, nous avons décidé de rebrousser chemin pour revenir chez nous. La marée humaine n’avait pas diminuée, au contraire elle augmentait puisque ce festival dure 24 heures. Comme les malais d’origine indienne ne sont pas des japonais, des détritus s’accumulaient partout sur le site et il fallait faire attention où on mettait le pied.  De retour à la station du train, une foule dense attendait patiemment devant 3 comptoirs de ventes de billets qui ne suffisaient pas à la tâche. Cela nous aurait pris trois heures pour accéder au train et nous aurions été fort probablement obligés de faire le trajet de retour debout pendant 30 minutes. Devant une telle éventualité, nous avons pris le taxi pour le retour, ce qui nous obligea à marcher 3 kilomètres au travers d’une foule très dense avant de trouver un taxi. Heureusement, ici les taxis sont abordables et nous sommes arrivés confortablement sain et sauf;  tout en se disant que l’expédition valait la peine d’être vue.

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