À une heure de vol
de Singapore nous atterrissons à l’une des trois aéroports de la ville
réservées aux compagnies asiatiques située à 62 kilomètres du centre-ville. Par
chance que les taxis ne sont pas dispendieux. Ce qui nous impressionne, c’est d’y découvrir une ville en pleine
transformation. Partout dans la ville, on voit pousser des gratte-ciel tout
comme à Singapore avec une géométrie variable. Ces derniers accueilleront des
hôtels internationaux de prestige qui n’ont pas encore pignon sur rue et des
sièges sociaux de compagnies multinationales. En plus, comme si ce n’était pas
nécessaire, on reconstruit ou prolonge les infrastructures publiques afin
qu’elles répondent au nouvel environnement. Ceux qui pensent que l’Échangeur
Turcot est catastrophique, ils n’ont
qu’à venir voir ce qui ce passe ici. Aux heures de pointe, la circulation du
centre-ville et sur les échangeurs y accédant sont très au ralentit pour ne pas dire toute
la journée.
La Malaisie, contrairement à Singapore, offre à sa
population un filet social, qui ressemble beaucoup au notre. Ce qui peut
expliquer une telle dichotomie entre ces deux pays, c’est la composition de sa
population. Singapore 75% d’origine chinoise, 25% malaise, indienne et étrangère
alors que la Malaisie est composée de 75% malais et 25% chinoise, indienne et
étrangère. Un couple de chinois rencontré à Singapore, nous a confirmé qu’aucun
filet social n’existait et que les singapouriens devaient payer pour tout. Ils
devaient par eux-mêmes assurer leur vieux jour. Un chauffeur de taxi malais
nous disait que c’était parfaitement dans la mentalité chinoise de s’opposer à
toute mesure sociale.
Ici en Malaisie, les chinois sont riches et puissants et
plusieurs écoles privées de tous les niveaux offrent une éducation à la
chinoise. Pas surprenant que des tensions raciales existent entre les malais et
les chinois. On comprend mieux pourquoi la Malaisie a expulsé Singapore de la Fédération Malaise et que cette
dernière est devenue une ville état en 1965.
Comme nous approchons du Nouvel-An chinois et que 2014
est sous le signe du cheval selon l’horoscope chinois, on retrouve ce dernier
partout dans les décorations; certainement pour attirer les malais d’origine
chinoise pleins à craquer.
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