RYOKAN
Notre
dernière journée à Tokyo avant notre
départ, c’est dans un hébergement typiquement japonais que nous l’avons passée.
À notre arrivé, nous avons déchanté de l’endroit. Personne ne parlait anglais
et comme notre japonais était nul, c’est par le langage des signes que nous
nous sommes compris.
Premier
impair, arrivé à notre chambre, nous sommes entrés avec nos valises et nos
souliers, ce qui fit sursauter notre accompagnatrice. Elle nous fît comprendre que nous ne pouvions
pas procéder de cette façon, qu’il fallait absolument selon la tradition, remiser
nos valises à l’extérieur et pénétrer
sans nos chaussures
Les
matériaux intégrés dans un ryokan sont simples et jolis de même que la
décoration. Le seul ameublement consistera en une table basse au milieu de la
pièce reposant sur des tapis faits de paille de riz que l’on appelle tatami.
Pour la nuit, les préposées ont déplacé la table et déroulées des futons sur le
tatami.
Les
portes coulissantes sont faites en papier washi.
Les
ryokans sont reconnus pour leurs bains thermaux. Notre expérience fût positive
et en sommes sorties relaxés et surtout avons compris tout le décorum ambiant
dans un tel hébergement. N’allez pas
croire à un «free for all» puisqu’il y en a un pour hommes et un pour femmes. Avant
d’entrer dans le bain, il faut absolument se savonner, se laver, et se rincer;
afin de conserver l’eau de 40 degré C propre pour les autres baigneurs. Tout un
cérémonial, en contour de l’espace se trouve des robinets, douches amovibles
ainsi que du savon, shampoing et conditionneur.
Un petit banc en bois d’environ 8 pouces de hauteur sur lequel repose un
bol en bois. Yves ne sachant pas comment procéder, il s’assit sur le bol et
commença ses ablutions. Lorsque d’autres arrivèrent, il s’aperçu qu’il ne
devait pas s’assoir sur le bol reposant sur le petit banc, mais plutôt s’en
servir pour y déposer de l’eau et se laver. Il corrigea aussitôt la situation
pour ne pas avoir l’air trop zouff, auprès des autres baigneurs. Quinze minutes dans ses eaux sont suffisantes
et il faut passer dans la pièce attenante pour le salon de beauté. Après s’être
bien séché, crémé et peigné il faut revêtir le kimono que l’on appelle yukata.
Par la suite c’est la cérémonie du thé. La geysha Colette a servi le thé que
nous avons dégusté à genoux sur la table basse. Ce qui avait difficilement
commencé s’est bien terminé et notre
nuit a été reposante avant notre départ pour Singapore.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire