lundi 13 janvier 2014

RYOKAN



RYOKAN


Notre dernière journée  à Tokyo avant notre départ, c’est dans un hébergement typiquement japonais que nous l’avons passée. À notre arrivé, nous avons déchanté de l’endroit. Personne ne parlait anglais et comme notre japonais était nul, c’est par le langage des signes que nous nous sommes compris.


Premier impair, arrivé à notre chambre, nous sommes entrés avec nos valises et nos souliers, ce qui fit sursauter notre accompagnatrice.  Elle nous fît comprendre que nous ne pouvions pas procéder de cette façon, qu’il fallait absolument selon la tradition, remiser nos valises à l’extérieur et  pénétrer sans nos chaussures


Les matériaux intégrés dans un ryokan sont simples et jolis de même que la décoration. Le seul ameublement consistera en une table basse au milieu de la pièce reposant sur des tapis faits de paille de riz que l’on appelle tatami. Pour la nuit, les préposées ont déplacé la table et déroulées des futons sur le tatami.


Les portes coulissantes sont faites en papier washi.


Les ryokans sont reconnus pour leurs bains thermaux. Notre expérience fût positive et en sommes sorties relaxés et surtout avons compris tout le décorum ambiant dans un tel hébergement.  N’allez pas croire à un «free for all» puisqu’il y en a un pour hommes et un pour femmes. Avant d’entrer dans le bain, il faut absolument se savonner, se laver, et se rincer; afin de conserver l’eau de 40 degré C propre pour les autres baigneurs. Tout un cérémonial, en contour de l’espace se trouve des robinets, douches amovibles ainsi que du savon, shampoing et conditionneur.  Un petit banc en bois d’environ 8 pouces de hauteur sur lequel repose un bol en bois. Yves ne sachant pas comment procéder, il s’assit sur le bol et commença ses ablutions. Lorsque d’autres arrivèrent, il s’aperçu qu’il ne devait pas s’assoir sur le bol reposant sur le petit banc, mais plutôt s’en servir pour y déposer de l’eau et se laver. Il corrigea aussitôt la situation pour ne pas avoir l’air trop zouff,  auprès des autres baigneurs.  Quinze minutes dans ses eaux sont suffisantes et il faut passer dans la pièce attenante pour le salon de beauté. Après s’être bien séché, crémé et peigné il faut revêtir le kimono que l’on appelle yukata. Par la suite c’est la cérémonie du thé. La geysha Colette a servi le thé que nous avons dégusté à genoux sur la table basse. Ce qui avait difficilement commencé s’est bien terminé et  notre nuit a été reposante avant notre départ pour Singapore.


 


 


 


 

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